Sans hébergement : en journée dans le cadre d’activités notamment mises en place par l’acticulture ou pour un rendez-vous avec l’un des référents.
En effet, le SAPMN n’est pas un service isolé, il a sa place dans une organisation institutionnelle et à ce titre bénéficie de l’ensemble des outils existants. Cet accueil se fait dans le cadre du projet individuel de l’enfant à l’initiative de l’éducateur avec l’accord de la famille dans les locaux d’accueil du service. Il s’agit alors d’une prise en charge avec support d’activités précis tel que le soutien scolaire.
Avec hébergement : Il se met en place après étude et décision prise en équipe pluridisciplinaire. L’accord des familles est recherché et souhaité mais il peut être mis en place par une décision unilatérale du directeur dans le cadre d’un placement judiciaire. Un écrit est envoyé à la famille et à l’ASE et l’évaluation de la durée de cet accueil est précisée. Il peut se faire entre le mardi soir et le jeudi matin.
Les objectifs sont multiples :
Les séjours sont très ciblés sur un objectif précis (cf. point 6.2 p 43) et sont organisés du lundi 8h au vendredi 13h. Ils sont organisés et mis en place en lien avec le projet individuel de chaque enfant. L’activité proposée, les observations sur le comportement de l’enfant prennent alors tout leur sens éducatif.
Il se fait par les équipes de l’internat. Il répond à une situation de crise nécessitant une séparation immédiate, liée à une situation passagère et temporaire.
Il correspond à une urgence due à une absence des parents du domicile, tel que : hospitalisation, déplacement à l’extérieur de Nîmes, etc…
Il s’agit d’une séparation évènementielle qui peut se prolonger au-delà de 48 heures.
Il se fait par les équipes de l’internat.
C’est une décision du directeur de mettre fin à l’hébergement au quotidien de l’enfant dans sa famille. Il informera soit l’attaché, soit le juge des enfants qui valideront ou non la décision du directeur. Cette décision intervient suite à des actes de violences ou en cas de carences graves relevés par les équipes du SAPMN.
En conclusion, nous voyons le paradoxe auquel les éducateurs travaillant au SAPMN peuvent être confrontés, à savoir celui d’exercer la mission de protection qui leur est confiée tout en respectant dans sa totalité l’exercice de l’autorité parentale.
Cela suppose un équilibre savant entre l’accompagnement et la suppléance, suppléance qu’il s’agira d’éviter autant que faire se peut.